24 juillet 2009
Les fouteurs de joie
Cie hyperbole à trois poils • Présence Pasteur • 23h
Pour le dernier soir au festival d’Avignon, franchement, c’est festival ! C’était trop bien, un truc comme ça, c’est vraiment trop génial.
Ils jouent avec le public, ils se donnent à fond, ils rient d’eux. Ça donne trop la pêche un concert où l’on rigole tout le temps.
Moi, je leur mets 10 sur 10, je ne regrette pas d’avoir failli mourir de chaud en courant, ni de m’être perdu, ni d’avoir transpiré comme un malade pour y arriver. Il vendaient leur CD à la sortie et on a même eu une dédicade, trop classe ! On a pu faire écouter aux autres.
Ce qui m’a énormément plu, c’est qu’ils jouaient de la musique et en même temps, ils jouaient la comédie, ils jouaient entre eux.
Moi ce que j’ai aimé, c’est qu’ils sont plusieurs, mais ils forment un seul groupe, c’est qu’il n’y en pas un de mis en avant, ils ont tous leur moment de gloire.
Claire, Céline, Hervé, Martine, Ouahiba, Sébastien
Le concert dont vous êtes l'auteur
Compagnie Art & Co • Espace Alya • 21h40
J’ai adoré parce qu’on a parlé de moi.
Avant de rentrrer dans la salle, chaque spectateur a droit à un stylo et un carton, pour écrire un mot. Dès qu’on rentre dans la salle, il vient avec une canne à pêche pour ramasser tous les cartons. Il y a un tableau avec du Blue Tack, il colle les mots sans les trier et il compose des chansons avec tous ces mots. C’était bien parce que c’était de l’improvisation. Avec les mots qu’on a choisi, il a fait un slam. J’ai d’abord apprécié la performance et le fait qu’il ait choisi nos mots pour écrire . On a le sentiment d’être pris en considération. Il avait un dictionnaire et quand il avait un mot qu’il ne connaissait pas, il regardait dans le dictionnaire, et à la fin il disait le sens du mot. C’était tellement bien qu’on ne voyait pas le temps passé. On aimerait bien qu’il vienne à Amiens.
Albertine, Arsène, Haïfa, Nadia
La Flûte Enchantée
Comédiens et compagnie • Petit Louvre • 14h20
Nous étions assises dans le haut, nous n’entendions pas bien, les voisins faisaient du bruit, il y avait des portables et des enfants, ce n’était pas agréable.
J’ai trouvé ça bien mais, au début, j’étais un peu confuse parce que ça me rappelait un peu la Princesse Fiona dans Schreck. Et puis vers la fin, j’étais complétement confuse parce que je découvre que la mère a enfermé sa fille pour garder le roi pour elle toute seule. Ça commençait à m’énerver alors j’ai un peu piqué du nez, mais sinon la musique était très bien.
C’est comme un conte de fée. La décoration, ça faisait comme un Palais avec un jardin, les panneaux tournaient et on changeait de décor. Quand ils faisaient tourner, c’était magnifique. Le plateau était quand même un peu serré, les acteurs n’avaient pas beaucoup de place.
J’ai aimé les deux Arlequins, Papaguéno et Papaguéna, ils faisaient les bouffons. J’étais en éclat, c’était époustouflant.
Claire, Laurent, Martine, Haïfa, Arsène
23 juillet 2009
Barricades !
L’air de rien • Théatre de la Poulie • 21h40
C’était beaucoup trop violent, c’était un genre de racisme, le policier qui tape le clochard, la sans-papier qui défend le clochard,… On avait l’impression qu’ils étaient à l’armée, le policier disait «Restez dans votre rang !». Moi, je ne conseillerais pas la pièce.
La question de la nudité, Haïfa dit qu’elle est admirative de la performance d’acteur, qu’ils se déshabillent sur scène, mais là, il n’y avait pas de sens, c’est comme un délire… Ça n’amène rien en plus à l’histoire.
Moi le nu en public, j’aime pas, j’préfère sur papier glacé.
Ils étaient comme des bons petits moutons au début, à suivre les ordres, la loi, jusqu’à ce que la petite tue le policier, et ils montent une barricade, pour la protéger, pour se protéger. La nudité n’amène rien, et ça nous fait perdre le fil, j’ai l’impression que eux aussi s’y perdre, ça devient «tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil»…
Moi, j’ai trouvé le début bien, les vidéos, les images de Mai 68. Il y en a un qui disait à la fin qu’il allait s’inscrire à la Faculté, il aurait mieux fait d’y aller plutôt que de faire des conneries. Je me suis senti gêné par la nudité, pas à l’aise.
Claire, Laurent, Martine,Ouahiba, Haïfa, Arsène
Mamadou
La plume enchantée • Espace Saint Martial • 17h45
C’est Haïfa qui voulait absolument voir ce spectacle. C’est l’histoire d’un enfant qui vivait au Burkina Faso, qui a eu un accident, en tombant dans le feu… Il est recueilli et soigné par une infirmière suisse. Pour calmer ses douleurs, l’infirmière lui raconte des histoires.
À mon avis, la conteuse raconte cette histoire pour l’humanité, pour dire qu’on ne devrait pas toucher à un enfant.
Ça m’a un peu touché, j’espère que Mamadou s’en sortira, le 6 Août, c’est son anniversaire, il aura 12 ans.
C’est un spectacle pour enfants, mais la fin est un peu bizarre, parce que tu découvres que c’est une histoire vraie. Elle est vraiment infirmière, elle s’était vraiment occupée de lui et elle avait vraiment les larmes aux yeux.
Dans l’histoire, les contes atténuaient la douleur, en fait, c’était nous, les Mamadou, qui écoutions les histoires. Ce qui m’a beaucoup plus c’est qu’on nous raconte une histoire dans l’histoire. Le fait que les histoires soient imbriquées les unes dans les autres.
Pour le décor, juste une chaise, un chapeau. Elle joue de la clarinette, de la trompette, de l’orgue de Barbarie. Claire a été émue, elle a écrit un mot de la part de tout le groupe dans le livre d’or.
Ouahiba, Virginie, Patricia, Céline, Sébastien,
22 juillet 2009
Qu'est-ce que tu fabriques ?
Atelier de Mécanique Générale Contemporaine • Présence Pasteur • 18h
La pièce traite de sujets d’actualité avec humour : le racisme, la vie de couple, la solitude.
Ils jouent les personnages de deux frères, qui font les français moyens, un peu «connards».
Il y a un personnage qui vit tout seul, mais qui met deux couverts, qui parle avec sa boite de conserve, plus spécifiquement du créateur de ce produit, ça m’a plu.
J’y ai vu une critique de la société actuelle, critique de la banque, du crédit, critique de la consommation, critique des stéréotypes, des normes, d’un certain esprit sécuritaire, normatif.
Il y avait beaucoup de mots grossiers, c’était vraiment pas un beau vocabulaire, ça m’a un peu choqué. Mais j’ai aimé l’écran au début, j’aime bien le côté technique des spectacles.
Derrière la scène, il y avait grande penderie, qui servait de coulisses.
Le dernier sujet sur les SDF, c’était un peu triste, mais là encore, ça m’a ému, c’est lié à une réalité aussi…
Marie-Françoise, Laurent,
Les 4 Deneuves
Elle fait parler d’elle • Paris • 15h30
C’était très dynamique, j’ai aimé les costumes, le décor : juste un fauteuil et les 4 cadres accrochés au mur.
Il y avait de la sincérité aussi, des choses vraies que les artistes rencontrent dans leur vie, le blocage, la difficulté à décrocher des castings, tout cela traité en comédie. Avec ça, ils arrivent à faire rigoler le public, à jouer avec le public, il y le regard, la vérité qui est dedans, elle regardaient le public, elles jouent avec des lampes parmi les spectateurs.
Quand elles parlent de la soupe, les petits pois carottes qu’elles n’aiment pas, qu’elles sont obligées de manger, pour décrocher le rôle dans la pub ; ça nous projètent dans la réalité, le fait qu’elles se chamaillent, l’une l’autre, qu’elles se disent des choses, qu’elles se battent pour avoir un rôle. Malgré le chômage et les méchancetés entre elles, elles se regroupent.
Quand elles rêvent qu’elles ont eu la statue (le Molière), elles remercient d’une façon assez sympa «c’est grâce aux parents qu’on est là…», c’est un peu parodique de cérémonie…
Ce qui ne m’a pas trop plu, c’est qu’elles pleuraient à la fin.
Il faisait chaud dans la salle, il n’y avait pas de clim, on était tout en haut, on a été obligé de rester debout, on avait pensé qu’en haut, on aurait mieux vu, c’est loupé…
Nadia, Arséne, Ouahiba, Claire, Sébastien, Martine, Céline, Virginie
Heureux qui comme Ulysse
Les fous à réaction • Présence Pasteur • 14h15
Laurent, qui a joué le rôle de Pâris dans Électre, a aimé cette histoire, ça parle de la Guerre de Troie et du voyage de retour d’Ulysse.
Les conteurs entretiennent une certaine intimité avec le public, donc, il a demandé à Laurent de répéter quelques phrases. C’est bien de faire jouer des spectateurs. Ça parle de l’envie de découvrir des mondes nouveaux et du désir de rentrer à la maison…
Marie-Françoise, Laurent,
La Nuit des Rois
Académie Internationale des Arts du Spectacle • Cour du Barouf • 22h
Personnellement, je voulais aller me coucher, mais je ne regrette pas de ne pas l’avoir fait. J’ai eu peur de l’anglais au début, mais ça a été, ça n’a pas duré.
Avant d’y aller, j’étais sceptique, Shakespeare, ça m’a un peu refroidi, après j’ai été emballée, entraînée dans un tourbillon.
Ce que j’ai aimé, c’est leur adaptation, Shakespeare, normalement, faut être bien accroché, là ça passe tout seul…
J’ai bien aimé les cascades, les combats à l’épée. J’ai aimé les danses, les costumes magnifiques, les chansons. Quand les acteurs se cachaient en dessous de la scène. J’ai bien aimé les deux personnes qui montaient la table, et les deux hommes quand ils boivent puis qu’ils chantent, leurs chansons étaient très belles.
Moi, c’est la deuxième fois que je viens à Avignon, j’ai trouvé ça magnifique, en particulier, toute la scène avec la lettre pour tromper Malvolio.
C’était la première fois que je voyais un spectacle en plein air, je me demande si dans une salle, la magie opérerait pareil. J’aurais voulu discuter de cela avec eux.
À mon avis, la disposition scènique faisait partie de l’émotion. Dans un lieu clos, ils ne pourraient pas jouer de la même façon. Mais Hédi (voir MàR#2) nous a expliqué que les contraintes des salles sont différentes et excitantes…
À la fin, ça m’a beaucoup marqué.
Hervé, Ouahiba, Virginie, Patricia, Céline, Claire, Sébastien, Martine, Laurent
21 juillet 2009
Tarzan in the garden
Chès Panses Vertes • Présence Pasteur • 12h & 18h
Tous les jours sauf le lundi











