24 juillet 2009
Yo en el futuro
Federico Leon • Salle Benoît XII • 23 juillet • 18h
Marie-Françoise est allée à une rencontre avec l’auteur, il s’agit de Federico Leon, il est argentin. Le point de départ de « Yo en el futuro », ce sont trois personnes âgées réunies pour parler de leur vie, ils choisissent trois enfants pour représenter leurs vies. Il s’agit d’aller dans le passé pour savoir : lorsqu’ils étaient enfants, comment envisageaient-ils leur avenir ? Ils voulaient que les gens qui avaient vu le spectacle donnent leurs impressions, qu’ils se sentent transformés par leurs émotions.
La création de l’œuvre a duré 3 ans, elle est devenue autonome cette œuvre. Chaque personne crée son rapport au spectacle.
Les personnes âgées se regardaient sur un écran, l’enfant qui se rasait, par exemple, c’était le jeune enfant qui se projetait dans le futur. C’est un travail sur le souvenir, comment se rapporte-t-il à notre histoire personnelle.
Il est question du temps subjectif, la durée de l’œuvre (45 minutes) s’est imposée d’elle-même, il est question « d’aplatir » le temps. La fille au piano puis à l’écran, l’ado au clavier électronique, et on ne tient pas compte de l’épaisseur du temps, il s’agit de couches successives du temps, d’une «logique onirique», on est en même temps dans le passé, le futur, le présent.
Au départ, il n’est pas précisé que les enfants sont là pour être embauché ?
Ils ont obligé les enfants à s’embrasser pour démarrer l’avenir.
C’est un rapport intuitif à l’oeuvre, et certains ne peuvent entrer dans l’œuvre, il y a des ressentis différents selon les personnes.
Ils devraient présenter le contexte de l’œuvre pendant les 10 mn de piano avant le début du spectacle ?
Hier, quand nous avons préparé la sortie, nous avons parlé de l’enfance, mais ça ne correspond pas à ce qu’on a vu, bien que ça le rappelle un peu, le résumé (qui est distribué à l’entrée) explique un peu.
Les jeunes et les vieux ne voient pas les choses de la même façon, ce n’est pas une façon de comprendre, c’est un ressenti. L’auteur veut dire que c’est comme une danse, il ne faut pas intellectualiser la chose.
On reçoit des messages subliminaux dans l’inconscient.
Il a voulu atteindre l’esprit.
Il est souhaitable d’avoir un échange.
C’est un objet mathématique poétique, des strates temporelles en hauteur
La traduction est un peu trop haute et trop petite
C’est très poétique, et très personnel.
Discussion à la sortie du spectacle, dans la cour du Lycée Saint-Joseph, retranscrite par Claire











